Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain : elle représente environ un tiers des protéines totales et structure la peau, les tendons, les cartilages et les os. Sa production diminue avec l'âge, d'environ 1 % par an à partir de 25 ans. C'est ce constat qui a motivé le développement des compléments de peptides de collagène. Voici ce que la recherche montre réellement, et ce qu'elle ne montre pas encore.
Le collagène natif est une molécule trop volumineuse pour être absorbée telle quelle par l'intestin. L'hydrolyse enzymatique la fragmente en peptides courts (souvent autour de 2 000 daltons), suffisamment petits pour franchir la barrière intestinale et passer dans la circulation sanguine. Une fois absorbés, certains de ces peptides (notamment les dipeptides prolyl-hydroxyproline) circulent jusqu'au derme, où ils stimuleraient l'activité des fibroblastes, les cellules responsables de la production de collagène, d'élastine et d'acide hyaluronique. C'est ce mécanisme, documenté par plusieurs équipes de recherche depuis les années 2000, qui distingue les peptides de collagène d'une simple protéine alimentaire.
Que montrent les études cliniques ?
Les essais cliniques sur les peptides de collagène portent principalement sur deux axes : la peau et les articulations.
Sur la peau, plusieurs études contrôlées rapportent une amélioration de l'hydratation cutanée et de l'élasticité après plusieurs semaines de prise quotidienne. Les fournisseurs d'ingrédients publient leurs propres données cliniques : Naticol® rapporte, sur la base de ses études, une amélioration de la radiance de la peau de l'ordre de 10 % en 56 jours ; Cartidyss® rapporte une réduction de l'apparence des rides pouvant atteindre 25 % en 3 mois. Ces chiffres proviennent d'études menées ou commanditées par les fabricants d'ingrédients : ils documentent un effet observé dans des conditions d'étude précises, mais ne constituent pas une garantie de résultat individuel.
Sur les articulations, les données sont plus contrastées. C'est précisément ce point que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a examiné.